Le jour même de mon arrivée, Gégé m’a convié à sortir avec lui en soirée à la Casa Nono, une des deux boîtes de l’île, l’autre étant La Polina. Nous sommes arrivés sur place vers 22 h, et plusieurs jeunes demoiselles n’ont pas tardé à venir faire la bise à Gégé et à m'en coller une sans me demander mon avis.
Ce soir-là,
contrairement à son habitude, Gégé est rentré non accompagné. Le lendemain
soir, la Casa Nono étant fermée, c’est à La
Polina que notre sortie s’est effectuée. Cette fois, Roger et Doudou, deux
amis de Gégé qui passent chaque soir prendre l’apéritif, au point que c’en est
devenu un rituel, faisaient partie de la virée. Roger, ancien para, est un tout
jeune homme de 76 ans comparé à Doudou, son ainé de quatre ans.
Le même
défilé de demoiselles que la veille s’est déroulé tout aussi interminablement.
Elles semblaient toutes très bien connaître mes compagnons de sortie. Celle qui
est venue se coller contre moi ce soir-là était encore plus jolie et plus jeune
que celle de la veille. Dans un pays où le salaire moyen tourne autour de 20 € par mois, le vazaha (l’étranger) est considéré comme le symbole opulent de
l’Occident. Même le plus pauvre a rapidement l’impression de devenir un Don
Juan irrésistible. Ce n’est pas la Thaïlande, le tourisme sexuel n’y est pas « organisé »,
mais il s’effectue ici de façon éphémère et pour arrondir les fins de mois face
à une situation économique qui se dégrade constamment.
Ce soir-là,
tout comme la veille, Gégé est rentré non accompagné. Après l’annulation de la
sortie baleines de l’autre jour, une des demoiselles m’a demandé de la prendre
en photo. Je suis rentré dans ma chambre chercher l’appareil dans mon sac.
Quand je me suis retourné, la demoiselle était en tenue d’Ève, étendue de tout
son long sur mon lit.
Elle est
revenue le lendemain matin avec une copine et elles se sont invitées d’office
pour m’accompagner à l’île aux Nattes, un endroit qui donne l’impression de
pénétrer dans une carte postale.
Elles m’ont emmené de l’autre côté de l’île, sur une petite plage déserte, tellement déserte qu’elles se sont rapidement dénudées. Les seuls occupants des lieux se limitant à une bande de lémuriens, que l’on nomme, ici comme à Mayotte et sur la côte swahilie, des makis. Nous avons passé une journée superbe. Suite aux deux premières soirées, Gégé et ses copains m’ont de nouveau invité à sortir avec eux. J’ai préféré décliner l’invitation. That’s all I had to say about that.
Elles m’ont emmené de l’autre côté de l’île, sur une petite plage déserte, tellement déserte qu’elles se sont rapidement dénudées. Les seuls occupants des lieux se limitant à une bande de lémuriens, que l’on nomme, ici comme à Mayotte et sur la côte swahilie, des makis. Nous avons passé une journée superbe. Suite aux deux premières soirées, Gégé et ses copains m’ont de nouveau invité à sortir avec eux. J’ai préféré décliner l’invitation. That’s all I had to say about that.

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