En cette magnifique journée ensoleillée, Gégé avait décidé d’organiser une sortie baleines. La
veille, le bateau avait été éloigné du rivage à marée haute pour qu’au moment
d’embarquer le lendemain à marée basse, il ne se soit pas échoué sur le sable.
Quatre
employés au service de Gégé (il en possède une demi-douzaine) avaient été
invités pour la balade ainsi que quelques jeunes demoiselles. J’aurai
l’occasion de revenir sur les demoiselles de Madagascar plus tard. Gégé était
resté à la maison.
Nous avons
joyeusement pataugé dans les quelque deux cents mètres qui nous séparaient du
bateau en évitant soigneusement de marcher sur les colonies d’oursins qui
tapissent cette portion de la côte.
Le moteur
est parti au quart de tour, mais en essayant de manœuvrer pour se diriger vers
le large, Nicolas, le capitaine qui est aussi l’homme à tout faire de Gégé, a
réalisé que la direction ne fonctionnait plus. Avec l’aide du cuisinier et du
jardinier, il a alors entrepris de désosser le tableau de bord et une partie du
moteur. Rien à faire, le câble de direction était hors service. Fin de la
sortie baleine. Retour à la casa.
En rentrant,
Gégé m’a dit qu’il allait tous les foutre à la porte (en parlant de ses
employés), qu’ils étaient incapables de maintenir le matériel en bon état, les
traitant d’incompétents et les affublant de nombreux noms d’oiseaux.
Il est
exact qu’actuellement ni le scooter ni la moto ni le 4x4 ni la machine à laver
ne fonctionnent correctement, de quoi piquer quelques colères. Mais les colères
de Gégé sont aussi brusques que brèves. Lorsque Nicolas a pointé le bout de son
nez une heure plus tard, tout était (provisoirement ?) oublié.
Faute de
bateau à moteur pour une sortie baleine, j’ai pris en après-midi une pirogue
pour visiter le cimetière des pirates où bon nombre d’entre eux sont enterrés.
No comments:
Post a Comment