C’est suite à une petite rando que j’ai effectué ce
passage à l’hôpital. J’étais parti de Baladirou en fin de matinée et j’avais
l’intention de terminer cette marche à Pointe Coton. Le sentier et le paysage sont superbes jusqu’à Rivière Banane où j’ai déjeuné. J’ai demandé à un
jeune garçon comment rejoindre Pointe Coton. Mon intention était de monter dans
les collines pour couper la Pointe Grenade à l’est. Il m’a fait signe de
continuer le long du littoral. ![]() |
| Abri de pêcheurs |
Il faut toujours se méfier de sa première impression,
c’est toujours la bonne. J’aurais dû suivre mon intuition. Il n’existe pas de
sentier et il m’a fallu enjamber des rochers et marcher sur des galets
glissants le long du rivage. Aucune habitation à part quelques emplacements en
pierres construits par des pêcheurs pour y passer la nuit. J’ai failli
abandonner et faire demi-tour.
Finalement, j’ai aperçu au loin une demi-douzaine de
personnes qui remontaient le long de la falaise. En arrivant sur place, j’ai découvert un petit sentier de chèvres très escarpé. En arrivant en haut, je me
suis retrouvé sur un petit plateau et je l’ai traversé en direction de l’est.
C’est en apercevant l’hôtel Cotton Bay
de Pointe Cotton que j’ai ressenti une aiguille me transpercer le pied. En
arrivant à l’arrêt de bus un peu plus tard en clopinant, je me suis déchaussé.
La chaussette et l’intérieur de la chaussure étaient couverts de sang.
De retour à Port Mathurin, j’ai décidé d’aller me
faire examiner à l’hôpital. La doctoresse mauricienne voulait procéder à une
incision et faire une radio si l’on ne trouvait rien. Je ne suis pas médecin,
mais il me semblait que la procédure inverse aurait été plus adéquate.
Quoi qu’il en soit, quand je me suis retrouvé dans un
petit local mal éclairé pour procéder à l’intervention… la douleur a subitement
disparu. L’état de ce local et du matériel médical étaient dans un tel état que
j’ai craint pour ma santé. Au moment où l’infirmier préparait ses instruments,
je lui ai dit qu’il serait préférable d’attendre le lendemain. Si j’avais
toujours mal, il serait encore temps d’opérer.
Finalement, j’ai alors été envoyé vers une autre salle
pour faire une radio. Rien n’est apparu et j’en ai été quitte pour me faire
prescrire des anti-inflammatoires et une crème antibiotique.





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