J’ai traversé l’île du sud au nord
en passant par le point culminant de l’île. J’ai débuté cette rando à
Port-Sud-Est que j’ai rejoint en bus par une route en lacet qui domine l’immensité du lagon aux nuances émeraude, bleues
et turquoise extraordinaires.
L’ancien sentier ne sera
bientôt plus. Une route est sur le point de le remplacer et les travaux sont
déjà bien avancés. Une piste de terre empruntée par les engins de
constructions, les 4x4 des ingénieurs et les motos des ouvriers traverse des
pâturages où paissent des vaches et des chèvres et débouche sur une route goudronnée
et l’îlet de Montagne Malgache
J’ai de nouveau emprunté
un sentier en direction de Palissade, un sentier que m’a indiqué une habitante
de l’îlet. Elle m’a répété les indications à plusieurs reprises. Elle craignait
que je me perde. Elle n’avait pas vraiment tort. Ce sentier est envahi par la
végétation et ne tardera pas lui aussi à disparaitre et à être oublié s’il
n’est pas à nouveau parcouru et entretenu.
Depuis Palissade, je n’ai
pas eu d’autre choix que de reprendre la route pour rejoindre Mont-Limon, le
point culminant de l’île (398 m) et sa vue superbe sur toute l’île. Je
n’étais pas seul pour admirer le paysage. C’était jour de sortie scolaire pour
une vingtaine d’écoliers et leur prof qui en a profité pour leur faire une
petite leçon de géographie en français sur les différents points de l’île
observable depuis cet endroit.
À Citronelle, je suis
retombé sur un sentier en direction du littoral nord. Depuis mon départ, le
temps était nuageux et menaçant, mais la température était idéale pour la
marche. La pluie s’est mise de la partie alors que je traversais un bois en
essayant de trouver un passage au milieu de la végétation. J’ai sorti mon
poncho que j’ai installé sur une branche pour le transformer en abri de
fortune. Très efficace. Mais c’était sans compter sur les moustiques. Ils se
sont mis au sec sur moi par centaines. Avant d’être dévoré, j’ai rapidement
sorti l’antimoustique pour m’en débarrasser. L’averse fut de courte durée et
j’ai pu reprendre ma marche après quelques minutes.
Le sentier jusqu’à
Roseaux est difficilement praticable et il est rendu glissant par les pluies
des derniers jours. J’ai fait un arrêt dans une boutik et je me suis offert une Guinness
que j’ai accompagnée de petits pâtés
poissons que j’avais achetés en matinée à l’arrêt de bus. La descente
finale sur Grand Baie n’était plus ensuite que l’affaire d’une petite demi-heure.












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