Friday, March 22, 2019

05 - Traversée de l'île



J’ai traversé l’île du sud au nord en passant par le point culminant de l’île. J’ai débuté cette rando à Port-Sud-Est que j’ai rejoint en bus par une route en lacet qui domine l’immensité du lagon aux nuances émeraude, bleues et turquoise extraordinaires.
L’ancien sentier ne sera bientôt plus. Une route est sur le point de le remplacer et les travaux sont déjà bien avancés. Une piste de terre empruntée par les engins de constructions, les 4x4 des ingénieurs et les motos des ouvriers traverse des pâturages où paissent des vaches et des chèvres et débouche sur une route goudronnée et l’îlet de Montagne Malgache
J’ai de nouveau emprunté un sentier en direction de Palissade, un sentier que m’a indiqué une habitante de l’îlet. Elle m’a répété les indications à plusieurs reprises. Elle craignait que je me perde. Elle n’avait pas vraiment tort. Ce sentier est envahi par la végétation et ne tardera pas lui aussi à disparaitre et à être oublié s’il n’est pas à nouveau parcouru et entretenu.

Depuis Palissade, je n’ai pas eu d’autre choix que de reprendre la route pour rejoindre Mont-Limon, le point culminant de l’île (398 m) et sa vue superbe sur toute l’île. Je n’étais pas seul pour admirer le paysage. C’était jour de sortie scolaire pour une vingtaine d’écoliers et leur prof qui en a profité pour leur faire une petite leçon de géographie en français sur les différents points de l’île observable depuis cet endroit.
À Citronelle, je suis retombé sur un sentier en direction du littoral nord. Depuis mon départ, le temps était nuageux et menaçant, mais la température était idéale pour la marche. La pluie s’est mise de la partie alors que je traversais un bois en essayant de trouver un passage au milieu de la végétation. J’ai sorti mon poncho que j’ai installé sur une branche pour le transformer en abri de fortune. Très efficace. Mais c’était sans compter sur les moustiques. Ils se sont mis au sec sur moi par centaines. Avant d’être dévoré, j’ai rapidement sorti l’antimoustique pour m’en débarrasser. L’averse fut de courte durée et j’ai pu reprendre ma marche après quelques minutes.
Le sentier jusqu’à Roseaux est difficilement praticable et il est rendu glissant par les pluies des derniers jours. J’ai fait un arrêt dans une boutik et je me suis offert une Guinness que j’ai accompagnée de petits pâtés poissons que j’avais achetés en matinée à l’arrêt de bus. La descente finale sur Grand Baie n’était plus ensuite que l’affaire d’une petite demi-heure.










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