Bonne
nouvelle. La fièvre est tombée. Je reste néanmoins assez groggy. La toux reste
présente et m’empêche de bien dormir.
Je n’ai toujours
pas retrouvé l’appétit. Je n’ai pas non plus bu une seule goutte d’alcool ni de
café depuis Nosy Be. Il faut dire qu’avec les tonnes de nourriture dont je
m’étais abondamment nourri depuis le jour de mon embarquement, je pourrais
facilement rester un mois sans manger. Je suis quand même passé d’une soupe à
deux par jour.
Des
touristes que l’on ne rencontrait quasiment jamais il y a une trentaine
d’années se font de plus en plus nombreux. C’est le cas des Russes, Européens
de l’est, des Indiens, mais surtout des Chinois. Sur ce navire, ces derniers se
distinguent nettement des descendants chinois installés dans l’Océan indien et
en Europe. D’abord, ils se promènent avec leurs petites thermos qu’ils
remplissent régulièrement d’eau chaude. Ensuite, ils ont aussi la particularité
de mastiquer la nourriture la bouche ouverte. Cependant, contrairement à une de
leurs coutumes — qui tente néanmoins aussi de disparaître en Chine depuis les
Jeux olympiques de Pékin —, ils ne recrachent pas les aliments sur la table, et
non sur le bord de l’assiette, ni ne crachent par terre. On n’arrête pas le
progrès.
Je m’attendais à ce que la moyenne d’âge soit très élevée. Ce n’est pas
le cas. Évidemment, les gens au-delà de la trentaine constituent la majorité
des passagers, mais c’est également ce que l’on observe dans les sociétés occidentales.
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