Saturday, December 7, 2019

Port-Louis - 7 décembre


C’est de nouveau parti. Et c’est parti pour une croisière de deux semaines. C’est une première. J’ai souvent voyagé en bateau, mais je n’avais encore jamais réalisé de croisière. Je ne sais pas à quoi m’attendre. L’idée que je me fais des croisières n’est pas des plus positive. Je garde en tête cette image de la série américaine The Love Boat (« La croisière s’amuse » en français), une série un peu loufoque des années quatre-vingt mettant en scène des retraités américains en mal d’aventures et d’amour dans l’océan Pacifique.

J’ai embarqué à Maurice. Je me suis levé à deux heures du matin pour faire les bagages. C’est Jacqueline avec qui je cohabite depuis peu qui m’a emmené à l’aéroport vers cinq heures. En arrivant à Maurice, je suis tombé sur des représentants de la croisière. Une navette était mise à la disposition des voyageurs en provenance d’Asie, d’Europe et d’ailleurs, une navette pour traverser l’île jusqu’au port d’embarquement à Port-Louis.
J’avais toute la journée pour embarquer. J’ai préféré prendre un bus local. J’adore les bus mauriciens, d’antiques tacots indiens poussifs qui dégagent d’épaisses fumées noires avec un chauffeur enfermé dans une cabine vitrée et un vendeur de tickets à 80 centimes le trajet. Il m’a fallu changer de bus à Curepipe pour effectuer, au ralenti en un plus de deux heures, cette traversée de l’île d’une centaine de kilomètres. Mais ça permet d’éviter l’autoroute, de passer par de nombreux villages mauriciens et de se plonger dans l’ambiance locale. J’ai profité du changement de bus à Curepipe pour m’acheter un dal puri.
J’en ai mangé deux autres après être arrivé à Port-Louis que j’ai accompagnés d’une bière Phénix. L’imposant Costa Mediterranea était sagement amarré au quai en face du Waterfront. J’ai rejoint le navire à pied en début d’après-midi pour embarquer à bord. Ce fut très rapide. J’ai néanmoins eu la désagréable surprise de me faire confisquer mon passeport avant de monter à bord. Il doit m’être restitué au retour à Maurice. Je n’aime pas me séparer de mon passeport quand je voyage.
Mon sac que j’avais laissé à quai avant de monter à bord m’a été apporté dans ma cabine un peu plus tard. Cette cabine n’a rien à envier aux chambres des hôtels mauriciens quatre étoiles ; avec toutefois la vue en moins. J’ai à peine eu le temps de défaire mes bagages et de prendre mes repères à bord que tous les passagers ont été appelés pour un exercice d’évacuation du navire. Il est préférable que nous n’ayons pas à le faire réellement. Le personnel ne possède que quelques rudiments d’organisation de sauvetage et l’exercice était un tant soit peu improvisé.
Je suis encore pas mal perdu sur ce navire doté de dix ponts. Je passe beaucoup de temps à arpenter des couloirs sans fin bordés de portes de cabines toutes semblables les unes aux autres. En plus de trois cages d’escaliers disposés à l’avant, à l’arrière et au milieu, des ascenseurs permettent de rejoindre les ponts inférieurs et supérieurs. Plusieurs restaurants sont installés aux ponts 2 et 9 et servent un large éventail de cuisines internationales. En soirée, j’ai dîné au Degli Argentieri. La nourriture y est excellente.











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