L’arrivée à
Nosy Be s’est faite un peu après le lever du soleil. Contrairement aux autres
étapes, l’île ne possède pas de port en eau profonde et nous sommes restés
ancrés au large. Les canots de sauvetage du navire ont été utilisées pour nous
emmener à quai, un quai situé à quelques minutes à pieds de Hell-Ville, le
chef-lieu de l’île. La ville doit son nom à l’amiral Anne Chrétien Louis de
Hell (gouverneur de l’île de Bourbon) qui a également donné son nom à
Hell-Bourg à La Réunion. La ville a conservé une partie de son architecture
coloniale du 19e siècle, une architecture en bien mauvais état.
Pour que
les quelque 2000 passagers puissent débarquer dans l’ordre, des billets avec
des lettres alphabétiques ont été remis la veille aux passagers. Je m’y suis
pris un peu tard et j’aurais dû débarquer en milieu de matinée. Je me suis
néanmoins faufilé au milieu d’un groupe d’un voyage organisé par Costa et j’ai
été un des premiers à débarquer.
J'ai été prendre un expresso en ville, et j’ai loué une moto pour la demi-journée. Je
l’ai loué depuis l’hôtel La Pension que je connaissais pour y avoir
séjourné lors de mon dernier passage à Nosy Be. Ce fut encore plus rapide qu’aux
Seychelles. Le loueur est arrivé quelques minutes plus tard. Il m’a remis les
clés. Je lui ai remis l’argent (l’équivalent de 7 €). Il m’a remis
les papiers de la moto et l’affaire était conclue. Et tout comme aux Seychelles,
je ne me suis pas renseigné sur les assurances.
Je suis
allé me promener dans le nord de l’île et faire un petit tour au mont Passot,
une petite montagne entourée de lacs dont la particularité est pour la plupart
d’entre eux d’être fady (tabous). On ne peut donc ni s’y baigner ni
pêcher. Une légende raconte que des esprits de la famille royale des Sakalava
(l’ethnie majoritaire de cette région) sont présents dans ces lacs.
Le retour
s’est fait par l’incontournable lieu touristique de cette île pour prendre une
bière avant mon retour sur le navire. Des vols directs d’Europe et d’Afrique se
posent quotidiennement sur cette île pour déverser des centaines de touristes
qui s’empressent de rejoindre Ambatoloaka, un des sites balnéaires exotiques
les plus populaires de la planète, où se conjugue les « 4 S » : sun, sea,
sand and sex, à des prix qui défient toute concurrence, même comparés à ceux
pratiqués en Thaïlande et aux Philippines. Les demoiselles malgaches y sont peu
farouches.















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