Nous sommes arrivés aux Seychelles. Un orage violent a accompagné le
navire pour son entrée dans le port de Victoria un peu après le lever du
soleil. Il semblerait qu’il ait plu toute la nuit. La pluie n’a cessé qu’en
milieu de matinée et le restant de la journée a été ensoleillé avec une
température frôlant les 40°.
En moins d’une heure, le navire s’est vidé de presque tous les passagers
attendus par une flotte de bus touristiques pour les véhiculer dans les
différents points touristiques des Seychelles, incluant les célèbres îles de
Praslin et La Digue. J’ai préféré rester à bord et me promener sur les
différents ponts restés déserts.
Ce que je trouve toujours surprenant sur certaines de ces îles de
l’Océan indien, c’est que les populations continuent d’y parler le français. Ça
tient du miracle étant donné que la colonisation et présence française n’ont
duré que moins d’un siècle et que le système d’éducation et l’administration
soient en langue anglaise (Seychelles et Maurice). La population seychelloise
de moins de 100 000 habitants en est un bon exemple. Les descendants des 5000
habitants (majoritairement des esclaves au moment de la prise de possession des
Seychelles par les Britanniques à la suite du Traité de Paris de 1814) se sont
accrochés à cette langue ainsi qu’à la religion catholique. Le créole seselwa
est très différent du créole mauricien, réunionnais ou rodriguais, mais les
habitants s’expriment pour la plupart très bien en français et même bien
souvent mieux qu’en anglais.




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