Tuesday, December 10, 2019

Victoria - 10 décembre



Nous sommes arrivés aux Seychelles. Un orage violent a accompagné le navire pour son entrée dans le port de Victoria un peu après le lever du soleil. Il semblerait qu’il ait plu toute la nuit. La pluie n’a cessé qu’en milieu de matinée et le restant de la journée a été ensoleillé avec une température frôlant les 40°.
Je connais cet endroit. J’y ai déjà passé quelques semaines. Depuis mon dernier passage, une dizaine d’éoliennes ont été installées à l’entrée du port et sur l’île de Romainville. Je n’arrive pas à m’habituer à ces installations massives qui polluent l’horizon de magnifiques paysages. Rien à voir avec les moulins à vent. Peut-être finirons-nous par nous habituer.

En moins d’une heure, le navire s’est vidé de presque tous les passagers attendus par une flotte de bus touristiques pour les véhiculer dans les différents points touristiques des Seychelles, incluant les célèbres îles de Praslin et La Digue. J’ai préféré rester à bord et me promener sur les différents ponts restés déserts.
J’ai poursuivi mon rituel des jours précédents. Je me suis décidé à faire un tour en milieu de l’après-midi du centre-ville de la capitale Victoria à une quinzaine de minutes à pieds du port. Victoria est une des plus petites capitales du monde et le tour se réalise aisément à pied. La ville s’étend au pied du Morne Seychellois, le plus haut sommet des Seychelles (905 m). Au bout d’une heure de marche, j’étais en nage et j’ai préféré remonter à bord du Costa Mediterranea et me mettre au frais dans ma cabine.
Ce que je trouve toujours surprenant sur certaines de ces îles de l’Océan indien, c’est que les populations continuent d’y parler le français. Ça tient du miracle étant donné que la colonisation et présence française n’ont duré que moins d’un siècle et que le système d’éducation et l’administration soient en langue anglaise (Seychelles et Maurice). La population seychelloise de moins de 100 000 habitants en est un bon exemple. Les descendants des 5000 habitants (majoritairement des esclaves au moment de la prise de possession des Seychelles par les Britanniques à la suite du Traité de Paris de 1814) se sont accrochés à cette langue ainsi qu’à la religion catholique. Le créole seselwa est très différent du créole mauricien, réunionnais ou rodriguais, mais les habitants s’expriment pour la plupart très bien en français et même bien souvent mieux qu’en anglais.











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